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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 09:18

 

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Il est monté dans le Bus, et il a demandé "qui est Malala?"...Ses amies n'ont rien dit, mais leurs regards a suffit.

Elle a dû croiser son regard à lui. Il aurait dû être brûlé par la pureté de ses grands yeux...Sa main aurait dû être désarmée,ses doigts incapables de serrer quoi que ce soit, ses sens trop gourds pour impulser un geste...Il n'en

fut rien.Il a tiré sur elle, une balle dans la tête.Une main glacée sur une flamme d'amour. Une grande main d'homme

pour faire taire un coeur de gosse.

 

 

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Elle devait mourir...Il n'en fut rien : ses battements de coeur ont continué tenaces,

sourds à la mort et à la violence. Elle a continué de briller cette petite flamme de vie, et non contente de refuser de plier

à l'inévitable, elle s'est remise en marche. Elle a remis dans sa bouche son chant de révolte. Elle a continué de défendre ses droits. Malala est toujours là, et j'en suis tellement heureuse. Je voudrai lui dire pardon de notre front baisser, de nos

faiblesses, de nos bêtises. Petite fleur si courageuse, je t'admire et je te souhaite, encore un temps d'innocence, d'insouciance, de rêves roses cette couleur que tu aimes tellement dis-tu! Et j'espère qu'un jour, ceux dont c'est le rôle te défendront, et permettront à tous les enfants de grandir sans avoir à lutter pour leurs droits primaires, de protection, d'éducation, et d'amour. Dans quelques jours on choisira le prochain déténteur du Prix Nobel de la Paix...Je voulais te dire... Si tu l'as pas, moi je te le donne. 

 

 

Bergamotte

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29 septembre 2013 7 29 /09 /septembre /2013 19:36

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© Romaric Cazaux

 

 

Seul

enfin je vous retrouve

sans cri

sans larmes

dans la pierre

dans l'air

l'esquisse de vos sourires

soudain si doux

si chers

Plus simple de vous aimer

quand vous n'êtes pas là

 

 

Cardamone

pour l'atelier d'écriture de Leiloona

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22 septembre 2013 7 22 /09 /septembre /2013 18:59

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                            © Romaric Cazaux

 

Juste une histoire à oublier en poche. Tout le reste perdu en route. Je sais c'est moi, pas su voir la beauté des choses. J'ai trouvé le monde raté, et ça partait salement en vrille. Pas pu collaborer. C'était trop moche. Même pas drôle. Sauf Lila et ses yeux mauves. Elle avait une voix si douce, une voix caresse, mes chiens-démons se couchaient et ronronnaient. Plus de hurlements dans ma tête. Lila, elle était capable de s'émerveiller de tout. De rien. Moi je la regardais. Et ça me suffisait. Mais ça ne pouvait pas durer. Il y avait une chose impossible à comprendre, c'est ce qu'elle faisait avec moi. Elle méritait mieux pas vrai? Tout le monde le disait. Ca me rendait fou. Elle était faite pour le bonheur, et moi je n'avais rien à lui offrir. Alors je suis parti. Sans rien dire. Sans laisser d'adresse.

 

Parfois elle me manque trop. Invisible je la suis. Lila-la-Joie a l'air si triste. J'ai envie de la serrer dans mes bras comme autrefois. Je murmure Ca va passer Lila, plus grande sera la joie à venir après ça. Moi je suis perdu. Lila, elle voulait partager mon gouffre, y mettre des napperons et des bouquets de fleurs de son jardin. Pauvrette, elle me croyait sauvable. Je les aimais bien ses napperons, mais ça ne changeait rien à rien au bout du compte, ça nous a trompé un temps, c'est tout. Une lampe de poche dans les ténèbres profondes, la pile a été vite usée, on aurait mieux fait de ne pas se rencontrer.

 

 

Cardamone

pour l'atelier d'écriture de Leiloona

 

 

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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 05:37
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"L'amour est comme l' oiseau de twiter, on est bleu de lui seulement pour 48 heures..."
 
Stromae.
 
 
C'était décidé aujourd'hui il la trouverait. Elle, la parfaite, la précieuse, l'idéale. Celle qui saurait le faire briller comme une étoile de Shérif. Celle qui serait enfin à sa hauteur.Marre des rencontres foireuses du Net.Il allait procéder à l'ancienne : à la chasse à l'affut. Balayer du regard la foule, visage, seins, cul, cheveux, il savait exactement ce qu'il voulait. Aussi toute cette populasse mouvante n'était pas un problème pour lui. Au contraire c'était excitant, ça lui ouvrait l'apétit et ça le mettait en haleine. Il riait parfois tout haut, monologant au plus bas de lui : "Oh! vilain petit boudin replet, tes dessous te ficellent comme un rôti..."il gloussait  : "cheveux blonds idées pâles, allez! dégages, passes ta route!"C'était distrayant, amusant, il n'avait pas de mot pour qualifier l'état d'euphorie dans lequel il se mouvait. Sensations inconnues ou oubliées, par le geek qu'il était. Trop de SIMS, trop de smiley, de vidages de citernes à mensonges sur son petit écran Facebook, dans l'attente du petit pouce bleu levé qui lui faisait monter les marches de l'adoration virtuelle. Là, c'était autre chose si il tapait du pied le sol allait vibrer et la poussière s'élever. C'était formidable...Et puis là! Une fulgurance : la compatibilité incarnée évoluait sur le trottoir de l'autre côté de lui. Rousse, grande, peau laiteuse, bouche de porcelaine, seins en obus. Sa flamme tel un feu follet glissait avec élégance entre les passants et sur les carrosseries des voitures, garées stupidement en file, entre son corps à elle et sa passion à lui. Ses yeux comme une arme verrouillée sur sa cible, fébrilement, il remonta à contre-courant et sans ménagement le fil de la foule. Il ne marchait plus il bondissait, rien ne devait l'éloigner d'elle. Même pas ces travaux sur la chaussée comme des sparadras au sol. Ils pouvaient creuser autant de travées qu'ils voulaient, peu lui importait, il était Le guerrier, elle était sa quête : on ne brise pas ce genre d'icône puissante! Bon sang! quand allaient-ils se croiser? qu'il l'aborde, lui enlace la taille, la renverse gorge offerte pour lui hôter toute stupeur d'un baiser fougeux. Quand???....Là! elle avait croisé son regard : sûre, cette fois elle était ferrée. Un jeu d'enfant. Voiture, voiture, travaux, encore voiture...Oh! là-bas, une trouée: un passage pour piètons ! vas-y ma belle! engages-toi! tournes Bordel! Et elle le faisait. Elle sembla tressauter et disparaître en descendant de quelque chose. Il se rapprocha, et blêmit en la voyant. Son coeur sembla s'arrêter, son sang se figer, et un vase intérieur tomba et se brisa en mille éclats de verre avec fracas...dans ses talons. La belle rousse venait à lui, fluide, belle, brûlante, tellement, tellement parfaite, mais, si! si! petite! Sa taille idéale elle la tenait de l'estrade provisoire installée tout le long du trottoir, par dessus les travaux.
 Elle le frôla en passant, lui tout en hébahissement ne pu la quitter des yeux, et ne vit, ni n'entendit quelque chose de grave, de rapide, de fulgurant, qui roulait sur lui, bien plus qu'à la vitesse autorisée, et ne laisserait de lui que sa moitié...à jamais.
 
 
bergamotte.
 
 
 
"d'abord on s'affilie, ensuite on se folllow, on en devient fêlé, et on finit solo...
prends gardes à toi, et à tous ceux qui vous like, les sourires en plastique,
sont souvent des coups d'aschtag! Ah! les amis! les potes! ou les followers,
 vous faites erreure vous avez juste la cote...
Prends garde à toi si tu t'aimes,
 garde à moi si je m'aime,
 garde à nous, garde à eux, garde à vous,
et puis chacun pour soi.
Et c'est comme ça qu'on s'aime (....)Comme ça consomme (....)"
 
Stromae.
 
 
 
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13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 20:42

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Josef Sudek

 

 

Elle avait eu du mal à l'ouvrir, cette vieille fenêtre qui n'avait pas servi depuis si longtemps. Le vent s'était engouffré en elle, soulevant la poussière, lui murmurant ses paroles de vent Tout passe tout s'envole Ne prends rien au tragique Et danse Les feuilles mortes s'envolaient. Elle s'était relevée.

 

 

 

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11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 10:00

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J'étais entrée par la fenêtre. Dehors, il faisait trés beau, trop même. La lumière m'aveuglait, et le soleil me brûlait le dos.

Instinctivement je m'étais approchée du gouffre de pénombre et de fraîcheur, que laissait deviner le volet entrouvert, tiré

devant les carreaux. Je venais si souvent m'y coller, par curiosité, gourmandise, ou pour me reposer sans penser à rien. Une fois dedans, l'atmosphère casi aquatique et lénifiante me fit tournoyer tant elle me surprit. Il fallait que je me pause quelque part avant de tomber morte. La différence entre dehors et dedans était tellement forte! Le contraste entre l'éblouissante lumière du soleil et de la pénombre me rendait aveugle et étrangère aux éléments dans la cuisine.Etait-ce une des bancs là? Une assiette ici sur le coin de la table?La porte entrebaillée du buffet plus loin?Je me heurtais à quelque chose de gluant et d'odorant.Une odeur sucrée qui m'était inconnue mais que je semblais reconnaître.Je ne parvenais pas à me défaire de cette masse poisseuse.Plus je m'agitais et m'escrimait, plus elle adhérait à moi. De nouveau j'eu chaud, et je m'agaçais. La lutte dura un bon moment, tant et si bien que j'en perdis la simple notion du temps, omnibulée que j'étais par cette adhérence perverse.Et puis au bout de maints entortillements, dans une poussée qui puisa dans mes dernières forces. Je me débarrassais enfin de ce supplice sans nom.Je m'élançais soulagée, la liberté enfin!

PAF!...

 

"Té! encore une! quand j'te dis que ton ruban tue mouche c'est de la gnognotte!!!! tu veux rien entendre! mais je compte Margueite! Je compte ! Avec celle-ci ça fait 22! Saleté de mouches! Vivement l'hivers qu'on en soit débarrassés!"

 

Ce furent les derniers sons que j'entendis avant de rendre ma petite âme de bête.

 

 

 

 

Ainsi va la vie.....

 

 

Bergamotte

 

 

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6 septembre 2013 5 06 /09 /septembre /2013 22:05

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Des mots morts-vivants

vidés de leur sang

dépouilles astiquées

errant sans sens

brouillant les pistes

glaçants

 

Je perds pied

Marianne dérape

dans les mots chewing-gums

des études de com

changée en plastique

elle attend la suite

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1 septembre 2013 7 01 /09 /septembre /2013 20:45

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Pimprenelle et Cunégonde avaient besoin de changer d'air. Le leur était un peu usé, il devenait parfois malaisé de respirer.

Bien sûr, les congés payés avaient été supprimés - payer les gens à ne rien faire, c'était une idée saugrenue et véritablement archaïque. Les citoyens ayant quelques années plus tôt accepté sans bronchement majeur la suppression des retraites, on était fondé à considérer que l'élimination des temps économiquement non valables relevait de la volonté générale.

C'était donc un gouvernement arborant une étiquette "de gauche" qui avait mené à bien cette nécessaire réforme découlant des lois incontestablement économiques. Mais à cette époque il était délicat de s'y retrouver tant un politique estampillé à gauche se devait d'être à droite et soumis aux volontés des plus fortunés pour être jugé convenable et respectable par le monde médiatique et bien pensant. Les partis les plus à droite quant à eux apportaient consciencieusement leur pierre à ce jeu si amusant de désorientation collective en affirmant n'être ni à droite ni à gauche, petit test facétieux visant vraisemblablement à déterminer jusqu'à quel point on pouvait ostensiblement prendre l'électeur pour un crétin.

Mais le  monde où vivaient nos deux héroïnes était un monde vraiment merveilleux et si l'on en avait les moyens on pouvait se rendre au CCA - Centre de Changement d'Air - et s'offrir une bouffée d'air frais et régénérateur.

Aussi avaient-elles durement économisé, supporté vaillamment les brimades de leur N+1, N+2, ainsi que de leur directeur général, aidées en cela par des formations très enrichissantes et très humanistes visant à faire d'elles des serpillères heureuses.

Malgré cela, les moyens de Pimprenelle et Cunégonde restaient quelque peu limités mais Cuné était tombée sur l'affaire du siècle, vacances virtuelles sur une plage de rêve qu'elles pouvaient s'offrir sans avoir à s'endetter.

C'est avec le sourire aux lèvres qu'elles s'installèrent dans leur couchette vacancière. Pas de crise de nerfs dans les embouteillages, pas de vacances gâchées par les aléas météorologiques, pas de pannes de voiture ni de bruits intempestifs - tout ne pouvait qu'être parfait.

Leur voyage commença par une très jolie publicité pour une boisson mondialement pétillante et rafraîchissante dont le goût savoureux flatta délicieusement leurs papilles, auquel succéda un moment de pur bonheur quasi spirituel et sans logo, planche dans les vagues turquoise, peau caressée par un bienveillant soleil, et soudain désir de mordre une de ces spécialités culinaires plébiscitées par tous les peuples du monde, en compagnie de deux jeunes mâles aux dents blanches continuellement souriantes y compris lorsqu'elles s'attaquaient joyeusement  à leur immense burger.

Quelques pas sur le port en leur si charmante compagnie au grandiose coucher du soleil et le bisou final signala qu'on en était hélas déjà à la happy end de ce bel et impeccable bien que trop court voyage.

Elles avaient tellement hâte de repartir! mais étrangement encore davantage de se précipiter au Mac Ro qui se trouvait juste à la sortie du CCA - le hasard faisant quand même sacrément bien les choses dans le monde merveilleux de Pimprenelle et Cunégonde.

 

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22 août 2013 4 22 /08 /août /2013 19:10

http://www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2013/08/road.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

© Romaric Cazaux

 

 

 

Il y a les jours

des victoires du bitume

des routes à sens unique

étroites et pas magiques

tout est gris tout est laid

c'est vrai

 

Mais ça n'fait rien

écoute bien

les fois où ça éclate

t'es trop petite pour toi 

tu sais t'es là pour ça

le grand tapage du ciel

qui te transforme en miel

et ça recouvre tout

de doré de sucré

liquide symphonie

d'un monde à savourer

 

 

Cardamone

pour l'atelier d'écriture de Leiloona 

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6 août 2013 2 06 /08 /août /2013 22:50

http://darbois.francois.free.fr/Chine/Shi_Tao/Shi_Tao-s/Dsc00535-s.jpg

Shi Tao

 

 

Fragments d'étoiles douloureuses

et bouts de pierres

jetés entrechoqués

dans la tête

mordiller leur amertume

s'aventurer vers d'autres brumes

libérer la douceur

de sa cage de peur

d'oublier que la vie

sera bientôt finie

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