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21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 20:04
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Je sortais du travail, il faisait déjà nuit...et froid...il fallait aller chez le coiffeur, et oui les cheveux des petits ça poussent
aussi vite qu'eux.Je ne sais pas ce qui du froid, ou de ma fatigue  m'a décidé à tenter ma chance dans cette grande
 enseigne...Mais je suis rentrée avec à la main mon petit gars tout content à l'idée de se faire tout beau, tout swag, chez
le coiffeur de maman. J'avise une jeune femme et lui demande courtoisement:
"j'ai vu dehors que vous preniez sans rendez-vous?!"
"Oui, tout à fait, en plus à cette heure vous avez de la chance il n'y a plus personne! qu'est-ce qu'on vous fera?!"
"oh! non! ce n'est pas pour moi, c'est pour monsieur!" dis-je en me tournant vers mon garçon en souriant. Ce sourire,
j'ignorais que j'allais le perdre une nano seconde plus tard en revenant des yeux à l'avenante jeune femme du salon de coiffure qui me dit :
"ah! mais non Madame ici on ne fait pas ces cheveux là!!!"
 
Et là, amis qui venez si souvent ici et qui lisez mes articles enflâmmés, vous imaginez ma réaction....
Détrompez-vous alors...sont "ces cheveux là!" à la miss c'est planté dans mon ventre comme une flèche d'acier.J'avais du mal à avaler ma salive, et pour parler il n'y avait plus personne. Elle m'a indiqué un quartier plus loin où il y avait des "coiffeurs afro". Je suis sortie honteuse et confuse...je ne comprenais pas bien. Pour couper les cheveux de mon fils, une
tondeuse était nécessaire, la même qui rasait de près la nuque de cet homme là, sur le fauteuil beige à l'intérieur, révèlant à chaque passage sa peau rosée.
 
 
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Ce qui m'a glacée c'est qu'il n'y a pas eu de pourquoi. Mon fils, cet enfant métisse avec ses cheveux là!, me tenait la main sans rien dire,
comme si c'était la norme ce genre de séparation des cheveux des uns et des autres...
Et moi je me recroquevillais, tandis que la question "qu'est-ce que nous leur enseignons???" s'imposait à moi. Pour me calmer, une fois rentrée chez moi je me jetais sur le premier magasine qui traînait...mais, ce fut plus fort que moi, très vite je cherchais, fièvreusement, en tournant lentement chaque page, en scrutant toutes les publicités, je traquais: la différence...Très vite force m'était de constater que dans mes petits journaux de bricolage, comme dans d'autres...pas un poil crépu, pas une peau foncée...et dire que je n'avais jamais été frappée par ça avant!
 
Aussi laisser moi ce soir me fendre d'une petite mosaïque pleine de couleurs :
 
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 Et puis aussi vous demander...Vous savez de quelle couleur était l'uniforme des soldats étrangers héros de la grande guerre?????? BLEU!
 
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à mon fils.
Bergamotte
 
 
 
 
 
 
  (images du net, dont un hommage rendu par un grapheur à Madame Taubira...j'aime beaucoup ce portrait! Bravo à lui!)
 
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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 10:52

 

 

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Si toutes les femmes battues se mettaient en shorts pour bien montrer leurs bleus...

Bénéficieraient-elles d'une aussi magnifique couverture médiatique???

 En verrait-on certaines les bras en croix, les yeux brillants de larmes,

 allongées par terre à la une des journaux, avec pour gros titre : "Respect!"

 

 

 

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 Oui je sais je suis pénible...Et on ne doit pas mélanger les torchons et les serviettes....

Mais c'est plus fort que moi, faut que  je mélange tout : je suis métisse...et j'ai été battue!

 

 

 

 

Bergamotte

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19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 21:16

  http://www.tumblr.com/photo/1280/jahsonic/959327904/1/tumblr_l77t7vELIh1qz4yqi

                                                   Herman Leonard

 

Didier lui avait parlé un soir d'un texte de Pasolini sur la disparition des lucioles. Il y avait souvent repensé. La grâce fragile des petites lueurs dansantes qui vous émerveillent et vous font frissonner dans la nuit dévorée par la pollution et une logique dévastatrice. Les lucioles lui manquaient. Il s'effaçait progressivement. Des mois que son saxo prenait la poussière. Il était fatigué de survivre.

Bien sûr il aurait dû sortir, partir en quête des survivantes, chercher à créer au moins des ersatz de lucioles, ça aurait pu suffire peut-être à redonner un peu de goût à la vie, à la rendre avalable. Mais il n'avait plus de force. Aucune. Ou juste assez pour se servir un verre et se traîner devant la télé.

Sous la porte une enveloppe brillait.

Je sais, je n'aurais pas dû disparaître si longtemps. Si tu me pardonnes, si tu as encore de la place pour moi dans ta vie, viens demain, à 16h, au café des arts.

Lucie

 

Lucie... ce prénom ne lui disait rien... Il y avait bien eu cette aventure d'une nuit... une violoniste, brune, elle n'avait l'air de rien comme ça, et puis elle s'était mise à jouer, la vie était devenue vivante, vibrante, bonheurs célestes, tourments de l'enfer, ça tourbillonnait, ça grondait, ça crépitait tout au fond de sa poitrine. La violoniste s'était muée en fabuleuse petite flamme. Inoubliable magicienne de la nuit, elle avait disparu avant son réveil. Il s'était dit Tant pis. C'est peut-être mieux ainsi... Sa vie était tissée de ce genre de mensonges.

Georges alla prendre une douche, se rasa, rangea l'appartement, passa l'aspirateur, fit la vaisselle. Une mélodie trottait dans sa tête... Lucie... Il saisit son saxo et se mit à jouer. L'inspiration revenait, la vie reprenait. Il irait au café du coin, au café des arts.

 

La violoniste n'était pas là. Au moins, il avait quitté sa tanière, la terre tournait plus vite au soleil et la bière avait un goût plus léger quand on la buvait en terrasse. La violoniste n'était pas là mais les Parisiennes étaient toujours aussi belles. Juste en face de lui, la lumière jouait dans les boucles explosives d'une chevelure rousse, il aurait voulu être un petit rayon de soleil pour y faire des glissades, ces cheveux étaient éclatants d'une promesse incandescente et rebelle de bonheur. Il appela Didier, il avait envie de jouer, besoin de militer de nouveau aussi, de se relever, ils se donnèrent rendez-vous le lendemain. Il sortit son petit papier, relut le mot, peut-être était-ce une farce, une gentille farce... Il leva les yeux, la jolie rousse le regardait en souriant.

"Excusez-moi... Ce mot, qu'est-ce qu'il fait entre vos mains?"

Comme d'habitude, il n'était pas à la bonne place. Mais cette fois, c'était plutôt drôle, il n'avait pas envie de sortir de scène.

"Je peux vous offrir un verre?"

Cette lettre était destinée au locataire précédent de son appartement. Il ne voulait pas mais elle était partie, la chance de sa vie, une tournée internationale - elle était danseuse. C'était ridicule, ce mot glissé sous la porte, elle était sûre qu'il ne viendrait pas, mais elle avait été si triste d'un coup en repensant à lui, c'est si bête une rupture, elle n'avait pas pu s'en empêcher. Mais Lucie était du moment présent. Et Georges avait le genre d'yeux un peu fous et rêveurs qu'elle avait toujours aimés. Elle le regarda attentivement, et la vie s'engouffra dans ce rendez-vous manqué.

 

Cardamone

pour le jeu du mois de La petite fabrique d'écriture


  

 

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16 novembre 2013 6 16 /11 /novembre /2013 14:54

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La lucidité est une lame à double tranchant, elle nous coupe de nos rêves et de nos espoirs.

 

 

 

 

 

Bergamotte

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10 novembre 2013 7 10 /11 /novembre /2013 19:37

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                                                    © Romaric Cazaux

 

Au fond du précipice

les bruits étaient collants

les pensées s'enfonçaient

sous la terre piétinées

par des pas de géants

 

une chimère s'échappa

 

l'odeur vague de son souvenir

presque une caresse presque un sourire

une esquisse d'échelle

si longtemps effacée

 

de nouveau j'avançais

 

serrant la main d'un rêve

plus vrai que mon réel

soudain je respirais

soudain je m'envolais

 

comme une bulle de savon sans sens ni raison

je dansais virevoltais

légère

              puis j'éclatais

 

 

 

Cardamone

pour l'atelier d'écriture de Leiloona

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9 novembre 2013 6 09 /11 /novembre /2013 15:22

 

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C'est bien quand même quand le PS a besoin des voix de gauche: contrairement à l'Assemblée - mais malheureusement c'est elle qui aura le dernier mot - le Sénat a rejeté la réforme des retraites.

 

Cette nuit, j'ai fait un rêve: il y avait encore des socialistes au PS, il y avait encore des députés qui représentaient leurs électeurs, pour qui l'intérêt général primait sur celui des assurances privés, des députés socialistes pour qui ne pas entériner la réforme Fillon était une évidence.

 

"Lorsqu'un seul homme rêve

ce n'est qu'un rêve

mais si beaucoup d'hommes rêvent ensemble

c'est le début d'une nouvelle réalité"

F. Hundertwasser

 

- Interpellez votre député pour qu'il vote non: Attac

 

- Interpellez les députés de gauche qui s'étaient abstenus lors du 1er passage à l'assemblée nationale ( Razzy Hammadi, Jérôme Guedj, Pascal Cherki, Mathieu Hanotin...) comme l'ont fait des membres du collectif Retraites 2013, Eric Coquerel (PG), Annick Coupé (Solidaires), Isabelle de Almeida (PCF), Guillaume Floris (GA), Pierre Khalfa (Copernic), Alain Lipietz (EE-LV), Gérard Filoche (PS) et Christiane Marty (Attac)

 

 

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6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 21:39
Klaus Pichler

Klaus Pichler

 

 

 

Parfois il se transformait en monstre bleu - ça venait sans prévenir. C'était embêtant, les gens le regardait bizarrement et il ne savait plus comment se tenir. Peut-être avez-vous déjà expérimenté ce genre de situation, il arrive que les meilleurs d'entre nous soient touchés. La solution est alors la fuite imaginaire. Mais ce n'est pas toujours possible. Il peut y avoir des blocages. Dans ce cas il faut attendre en espérant que ça passe. Juste attendre.

 

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1 novembre 2013 5 01 /11 /novembre /2013 22:40

http://www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2013/10/fantastic-2012.jpg                           Marion   

 

 

La première fois que je l'avais vue, c'était en mars 2010, je montais au grenier étendre les draps, elle était apparue en haut de l'escalier. Je n'allais pas bien à cette époque. Sophie m'avait quitté, l'arrivée d'un petit chef stupide et méprisant donnait à ma vie professionnelle un goût de graillon écoeurant, je dormais mal, je mangeais peu, j'étais en petits morceaux ternes et éreintés. Elle était si belle, ma vision, qu'un instant j'eus la sensation d'être sauvé, lumière jubilante et dansante, chaude de tendresse et de vie, d'elle à moi. Et puis la panique: de fragile je devenais fou. Je décidai de consulter. Il y avait justement un médecin dans mon immeuble, j'avais souvent souri en passant devant sa plaque Docteur Don Quichote, spécialiste des troubles mentaux.

J'allai sonner chez lui sans prendre rendez-vous, on verrait bien. Il m'ouvrit, revêtu d'une étrange robe de chambre rouge d'un autre temps, grande barbe, inaltérable air jovial.

"Je vous attendais cher voisin. Tout ce qu'il vous faut, c'est un peu de repos."

Sans m'ausculter il me prescrivit trois mois de congé et aucun médicament. "Ca vous ferait plus de tort que de bien, croyez-moi, rentrez chez vous et prenez bien soin de vous." Et il me repoussa dans le couloir.

Don Quichote n'avait rien compris, ou peut-être était-il un allié de mon Ombre, il me poussait à ma perte. Ma vie professionnelle me coupait l'appétit, mais elle me protégeait huit heures par jour de ma folie. J'étais maintenant livré sans protection aux projections démentes de mon esprit malade. Prendre soin de moi, j'en étais incapable, mes hallucinations devenaient de plus en plus fréquentes. Comment résister à cette intense sensation de bonheur, de plénitude dont la beauté vibrante de mon fantôme savait m'envahir? Je n'avais rien à perdre, ma vie ne valait plus rien, j'ouvrais les bras à ma folie, sans résistance.

 

Trois mois qui passèrent comme un rêve. Trois mois que les mots humains ne peuvent même suggérer. Je ne sortais plus, vivant d'amour et d'eau du robinet. J'avais oublié le monde lorsqu'un jour on frappa à la porte.

C'était Don Quichote. "Les trois mois sont écoulés, n'oubliez pas, demain vous allez travailler." Je ne voulais pas, j'avais connu l'absolu de l'Amour; le souvenir des mesquineries, des turpitudes, de l'eau saumâtre de mon univers professionel me donnait la nausée. Mais mon ange resta invisible ce jour-là et la nuit qui suivit. Le lendemain, sans trop savoir comment, je me retrouvais au bureau. Le directeur m'accueillit, m'expliquant les nombreux changements advenus pendant mon absence. Un jour, mon chef n'était pas revenu, sans donner aucune nouvelle. Mon collègue, lui, avait obtenu une mutation et été remplacé. C'était donc une équipe nouvelle mais douée d'une impressionnante efficacité que j'allais trouver. Il ouvrit la porte, le nouveau responsable de mon service se leva en souriant. C'était le frère jumeau de Don Quichote. Ma nouvelle collègue tourna la tête, me salua. C'était Elle.

 

Cardamone

pour l'atelier d'écriture de Leiloona

 

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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 20:14

 

 

A l'heure de rien

c'est un refrain

du remueur

qui va et vient

avec douceur

dans mes chaos

 

Je suis la flamme

de la bougie

je déguerpis

si je vacille

je tends les bras

et tu es là

 

C'est entre nous

que je me vois

qui est en moi

un peu de tout

un peu de rien

juste un refrain

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Published by Cardamone - dans Poésie
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13 octobre 2013 7 13 /10 /octobre /2013 20:31

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                                                Manon Bellet

 

 

En ce temps-là la nuit était profonde, le soleil n'existait pas. La nuit était profonde et pourtant agitée de petites lueurs, ornée de perles rieuses et de mystérieuses mélodies qui vous remuaient l'âme.

 

Lucille y avait le coeur sombre et sa vie se noyait dans un flot d'amertume. Elle se fit guerrière et partit se battre contre les ténèbres. La nuit recouvre les crimes, elle est leur complice, répétait-elle à qui voulait l'entendre. Détruisons la nuit, mes frères, tous les actes des hommes nous deviendront connus, les mauvaises actions fondront à la lumière du soleil et nous vivrons heureux entre hommes et femmes vertueux. Lucille savait convaincre et bientôt tous - sauf Nokti - se mirent à façonner une source de lumière immense et affamée d'ombre, ils la hissèrent dans le ciel et elle dévora les profondeurs de la nuit - les petites lueurs, les perles rieuses et les mystérieuses mélodies qui vous remuaient l'âme aussi.

C'était bien pratique, de voir où vos pas vous menaient, et c'était doux aussi de contempler votre reflet dans les yeux de l'autre, et si joyeux d'admirer le drôle de mariage des couleurs.

Lucille observait ses frères et soeurs, et punissait ceux qui fautaient. Mais son coeur restait sombre et ne trouvait plus le repos du sommeil. Lucille ne dormait plus et l'implacable soleil faisait naître et avancer en elle une folie grinçante et éreintante. Elle traquait chaque geste de ses frères et soeurs et plus aucun ne trouvait grâce à ses yeux. Elle était sans pitié et un bain de sang recouvrait peu à peu la terre.

Seuls Nokti et ceux qui l'avaient rejoint échappèrent à la sanglante répression. Ils avaient entrepris de coudre une toile noire géante et s'y dissimulaient lorsque s'élevaient les cris et les sanglots qui accompagnaient le passage de Lucille. Leur travail achevé, ils hissèrent leur titanesque toile et en recouvrirent le soleil. Lucille s'écroula.

Elle dormit longtemps  et le sommeil grignota sa fureur. Ce n'est qu'à son réveil que Nokti et ses amis retirèrent leur toile. Lucille contempla le jeune homme, l'éclat de ses yeux noirs lui parlait de mondes inconnus, elle voulait y pénétrer, elle se leva, lui prit la main. Toute la journée, ils savourèrent les couleurs du monde et de leurs sentiments, le rouge des fraises et des cerises, le rouge ensoleillé des lèvres de Lucille, l'incendie dans leur coeur, les papillons bleus, orange et blancs voletaient, se cherchaient, se rejoignaient, comme des morceaux de leur âme envolés. Lucille murmura à Nokti de cacher la lumière. La nuit tomba. Ses secrets les enveloppèrent.

 

 

 

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