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8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 13:36

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Mais vouiiiiiiiiiiiiiiiiii!!!!! à tous!!!!!!!! 

 

 

Bien à vous

Bergamotte!

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Published by bergamotte et cardamone - dans Interrogation
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4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 18:33
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Published by Cardamone - dans Coup de coeur
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21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 00:00

Elle a l'air coincée dans une vie qui n'est pas à elle. Il y a eu un moment où elle s'est trompée de route, peut-être, et voilà. Maintenant elle ne sait même plus où elle est.

Perdue dans une foule affairée, elle se laisse porter. Elle sera seule à Noël, et puis elle n'a pas d'argent à dépenser, elle n'aurait pas dû sortir, mais elle est là dans la foule, alors elle fait semblant, comme si elle était comme les autres. Elle a juste un peu envie de pleurer. D'ailleurs elle s'entend pleurer. mais ce n'est pas elle. C'est le père Noël, assis sur le pas d'une porte. Tout le monde passe sans le voir. sans trop savoir pourquoi ni comment elle résiste au mouvement de la foule, c'est plus facile qu'elle n'aurait cru, elle arrive à se faufiler près du Père Noël. Elle s'asseoit à côté de lui. Elle n'a rien à lui dire en fait, mais elle lui tend un mouchoir. Elle aimerait lui demander pourquoi il est triste, mais elle n'ose pas, c'est souvent un peu compliqué à expliquer, elle le sait bien. C'est plus facile quand on a bu, alors elle lui propose de venir prendre un verre chez elle.

 

Pendant qu'elle débouche la bouteille et qu'elle ouvre le sachet de cacahuètes, il enlève son manteau rouge, le coussin dessous, et sa barbe aussi. Il est beaucoup plus beau ainsi, c'est moche en fait les costumes de Père Noël. En même temps, si elle avait su qu'il était beau, elle ne l'aurait jamais fait monter chez elle, elle n'aurait pas osé, elle est comme ça. Et elle est contente qu'il soit là, même s'il n'est pas très causant, même si les pauvres mots qu'ils arrivent péniblement à échanger n'ont rien de renversant. Peu importe les mots pourvu qu'il y ait contact humain. Un peu plus que ça, elle entend comme une musique, une musique sexuelle, de boire dans sa cuisine avec cet homme qu'elle trouve attirant, elle a envie de fermer les yeux pour mieux l'écouter, cette musique, ça lui brouille la bouche, elle a du mal à parler. Elle aimerait qu'il mette ses grandes mains sur son corps, se sentir serrée par le Père Noël, ça, ça la ferait vibrer, qu'il l'arrache de son engourdissement, qu'elle devienne vivante, même sans tendresse, même pour un tout petit moment, même si ça laisse un goût un peu amer après. Lui aussi il aimerait ça, même la tendresse, il serait pour. Mais ils n'osent pas bien sûr, ni l'un ni l'autre. Bientôt il lui dit merci, et passez de bonnes fêtes, et elle merci vous aussi, et il s'en va.

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Published by Cardamone - dans Contes et histoires
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15 décembre 2013 7 15 /12 /décembre /2013 11:40

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Si peu de moi

dans ma fêlure

un jaillissement

vous

flammes en fuite

en moi

le monde tremble

 

Corps passager

voilé de mots

bribes d'armure

dans le chaos

danse éphémère

au creux du beau

comme un message

ne sois pas sage

 

Si plein de moi

dans mon regard

le monde flotte

à la surface

l'os des vestiges

de mes souvenirs

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Published by Cardamone - dans Poésie
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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 22:34

Un peu de c'est comme ça, ça me va, surtout si on danse.

 

 


Mais aujourd'hui, j'en fais une indigestion, des excès de C'est comme ça, des Indignez-vous mais à condition de finir votre indignation par un "C'est comme ça, on ne va pas changer le monde hein!"


Il y a dans la résignation quelque chose de mortifère. Fermons les portes, ne laissons pas entrer les bouffées du désir qui affronte et se lance vaillamment dans la bataille pour un monde meilleur. Eteignons les possibles.

 

Alors aujourd'hui, je ressors des citations des Veilleurs de Vincent Message, ça me fait du bien.


"Quand on s'enferre dans cette croyance-là - qu'on ne cesse d'invoquer la réalité et le bon sens - on ne peut plus penser à l'avenir. On ne peut que le laisser déferler; on confie la suite des événements aux événements eux-mêmes."


"Car le mythe que la raison a le mieux réussi à diffuser, c'est l'idée qu'un changement de grande ampleur est impossible. La victoire la plus éclatante de la raison étroite, c'est de persuader les penseurs du changement qu'ils sont d'horribles utopistes, de leur donner honte de leurs opinions et de les inciter à ne les exprimer qu'à mi-voix, comme on énumérait la liste de ses péchés dans l'ombre d'un confessionnal Pardonnez-moi, mon père, car j'ai rêvé..."


 

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Published by Cardamone
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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 09:27

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Il disait que le courage ce n'était  pas de vivre sans peur, mais d'avoir la force de la vaincre...Il disait que personne n'était né avec la haine de quelqu'un d'autre en soit...Il n'est plus...Qu'il se repose après toute cette lutte, et que nous qui restons,nous nous montrions à la hauteur de la Paix qu'il n'a jamais cessé de vouloir faire règner entre les hommes. Qu'enfin l'ébène et l'ivoire apprennent à vivre main dans la main...Il a vécu comme il était : humblement, mais avec tellement d'éclat.

 

Merci Monsieur Mandela.

 

 

Bergamotte

 

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Published by bergamotte et cardamone - dans Politique
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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 21:37

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Dan May

 

 

Chaque jour, ils remettaient une couche

A l'horizon bouché de notre pessimisme

Bateau errant sans fin sans force

Mots rétrécis captifs surnageant

A grand peine à la surface

Des flots d'objets

De la décharge

 

La riposte

Des mots-boués entrelacés

De la caresse des mots-lueurs blagueurs

Même des mots sombres s'amusèrent

A grignoter esquiver esquisser quelques traits

Qui tremblaient cachés au plus profond

Et dénouant l'hiver et réveillant la mer

Les mots chauds s'avancèrent

Portant la boîte ouverte de nos folies joyeuses

 

 

 

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Published by Cardamone - dans Poésie
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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 22:31

http://www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2013/11/metro-paris-kot.jpg

                                                             @ Kot

 

 

Un couple presque parfait. Deux esprits vagabondeurs qui avant la rencontre s'inquiétaient pour leur intégrité mentale et se retenaient de semer à tous vents leurs graines de folie douce. Finis les jours poisseux où ça s'engluait avec du mal à respirer à force de faire les choses sans y croire sans y être juste parce qu'il faut bien c'est comme ça combattre les moulins à vent à mains nues non rien à faire consommer c'est ça tout est consommé colonisé même les beautés rebelles écrasées laminées recyclées rien à dire pas d'alternative. Et puis la chanson dans leur tête Tu m'as pris par la main dans cet enfer moderne, ça courait dans leur corps, parcourait les pièces les plus secrètes et oubliées, y ranimait la vie, des envies bizarres comme celles des femmes enceintes.

Une envie d'horizon plus vaste, de camaraderie joyeuse et combative faisant éclater la petite boîte grise et étriquée du chacun chez soi. Face aux prédateurs, la dispersion des plus fragiles, c'était le carnage assuré.

La vie militante, c'est lui qui l'avait voulue, mais il se lassait vite, ne supportait pas de répéter deux fois la même idée. Elle était tenace, inlassable, il l'avait convaincue, sortie de son sommeil, on pouvait raconter une autre Histoire, et elle joua un rôle dont on se souviendrait longtemps dans la lutte contre l'ascension du pire qui, sans elle, sans lui donc, sans tous ces je éclatés qui s'étaient rassemblés, aurait été considérée comme irrésistible.

Ses silences, beaucoup auraient été incapables de les supporter - leur complicité les transformait pour elle en invitations à de secrets voyages Trace ton chemin toi aussi dans ton monde intérieur, sois assurée qu'on  se retrouvera au détour d'une route, et tu sais bien, je courrai vers toi, tu voleras dans mes bras dans un éclat de rire, on sera bien.

Elle l'inspirait. Il avait inventé pour elle des contes qu'elle illustrait. Gros succès. Ils avaient dû batailler pour éviter l'écoeurement des flots de calendriers, cahiers, agendas... Et puis, il avait écrit des romans. Ils s'asseyaient dans le canapé du salon, il la regardait si proche, si belle, concentrée, le lire, ses doigts tendres sur ses pages, sur ses mots qui cherchaient toujours la lumière de ses yeux, il écoutait avidement ses conseils, ça débloquait tout, ça l'entraînait là où il n'aurait jamais cru pouvoir aller. Il était devenu un très grand écrivain.

 

C'était ça et bien d'autres choses qu'ils voyaient les Anges, les frissons, les extases, les petits riens des défis quotidiens, les enfants et petits enfants, les coups et contre-coups aussi, mais ils se relevaient, deux éléments qui frottés l'un contre l'autre produisaient des étincelles, de la chaleur. Ils étaient tout excités en les poussant à s'asseoir sur le même banc. Luc lisait Le Rouge et le noir, Jeanne adorait ce livre, elle engagerait la conversation... Elle le regardait déjà avec ce petit sourire qui réchauffait le coeur. Elle détourna la tête, fouilla dans son sac, sortit son portable et lut le SMS que Mélanie venait de lui envoyer:

- Tu viens ce soir?

- Trop fatiguée

- Viens! Il y aura Kevin

- Pas mon genre

- Jms ton genre! Arrête de te cloîtrer! Tu passes à côté de la vie. Viens!

Mélanie n'avait pas tort. Peut-être qu'elle irait, il fallait qu'elle se ressaisisse, qu'elle arrête d'attendre le Prince charmant, se dit Jeanne en montant dans le métro. Dans son esprit, dans son univers, il n'y avait plus trace déjà de ce lecteur de Stendhal qui avait une fraction de seconde attiré son attention.

 

 

Cardamone

pour l'atelier d'écriture de Leiloona

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Published by Cardamone - dans Contes et histoires
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28 novembre 2013 4 28 /11 /novembre /2013 21:20

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     Fabienne Verdier

 

 

 

Une montagne en mouvement

Un vitrail

Et même un pont

Je l'ai été. Pas longtemps. Ca passe Ca passe. C'est la vie.

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Published by Cardamone - dans Images et mots
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24 novembre 2013 7 24 /11 /novembre /2013 20:04

http://www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2013/11/Sans-titre.jpg

     © Kot

 

 

Elle l'avait presque aimé, peut-être aimé tout court, ne chipotons pas. Ces sensations jubilatoires et exubérantes comme des bulles de champagne, ces reflets déformants mais enivrants du miroir amoureux, ils avaient donné un intérêt à ce qui n'en avait pas, et elle s'y était accrochée et envolée, laissée tirer hors d'elle et de ses ornières. Ces films de zombis, ces thrillers sanglants, ces hommes dotés d'armes monstrueuses qu'il adorait, elle ne voulait pas rabaisser son plaisir, elle ne pouvait pas dévaluer ses goûts, elle était déterminée à les aimer aussi. Un moment, elle les avait aimés.

Et puis, sur une porte étroite, elle avait entendu ses propres goûts et dégoûts, prix et mépris, frapper, d'abord très délicatement, presque de façon inaudible, et progressivement de plus en plus fort. Elle ne pouvait plus faire la sourde oreille. Et son manque d'enthousiasme face aux zombis débordait, inondait leur relation, noyait de doute la vision dorée à laquelle elle s'était abandonnée - maintenant, malgré elle, elle éprouvait un vague mépris pour lui.

"Je ne me sens pas très bien. Je vais rentrer."

Inquiet, Marc la regarda. Elle n'avait pas l'air si malade. Il n'imaginait pas manquer L'Armée des Zombis. Il y avait pensé toute la semaine.

"Tu es sûre? Ca te ferait du bien."

Elle était sûre. Plus jamais elle ne voulait voir un seul zombi. Elle laissa Marc interloqué devant le cinéma.

 

Cela faisait trop longtemps qu'elle délaissait son Prince. Elle l'entendait maintenant. Il l'appelait.

L'infidélité faisait partie de leur contrat, mais c'était lui le compagnon de ses rêves, celui qui creusait jusqu'au fond de son être pour s'y faire une place sans la gêner, le baume magique qui apaisait les plaies douloureuses de son coeur.

 

Elle prit son livre et s'allongea. Elle regarda le plafond, écarquilla les yeux. Il n'y avait personne. Elle attendit un peu.

 

L'Idiot vint s'asseoir sur le banc, près d'elle. Ce n'était pas le même soleil qui éclairait le parc. Les couleurs avaient d'autres teintes, des rythmes secrets en accord avec les battements de son coeur. Mais Mychkine était pâle, presque diaphane. Il semblait ému d'une façon extraordinaire. S'animant soudain, il murmura:

Je ne vous ai pas demandée en mariage... mais... vous savez bien comme je vous aime et comme je crois en vous... même maintenant...

Elle sourit. Elle quittait le tombeau de la vie, pénétrait dans ce monde flottant où les histoires décevantes du réel se craquelaient, elle était de nouveau créée par son amour de rêve. 

 

Cardamone

pour l'atelier d'écriture de Leiloona

 

 

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