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3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 15:16

Il fait beau...Ils ont gardé leurs pulls car l'air est toujours un peu frippon et à leurs âges...

 

Oui à leurs âges, prudence de porcelaine, petits pas de laine, chemin des rides sur les mains et dans le cou, soie du temps couvrant les cheveux, voûtes aux épaules comme les petites chapelles...

 

Mais à leurs âges... intacts les souvenirs de courses effrènées après la mer en fuite, de gâteaux plein de sable que l'on mange quand même parceque c'est bon le sable qui croque!

 

intacts et colorés les parasols noués que l'on voudrait ouvrir pour mieux s'envoler dans le ciel en poussant des hourras d'ivresse!

 

 intacts les châteaux aux fenêtres de nacre et de coquilles de moules, brillants d'éclats de verres polis par le roulis des flots...

 

Intacts les cheveux mouillés collés sur le visage comme des algues en parure, et le contact rugeux de la serviette après le bain sur leurs peaux d'enfants qui frissonnent!

 

intacts les yeux plissés par la lumière du soleil sur l'océan couleur de fer blanc, et l'envie de dormir étendus sur le sable contre les jambes de leurs mères...

 

 

Le temps aura beau faire, le vent peut bien souffler...rien ne prendra jamais à leurs jolies vieillesses, le sépia des moments d'hier que convoquent, impératifs, leurs pieds enfouis dans le sable chaud, les craquements secs des planches délavées de Deauville, le soleil à travers leurs tricots....Ce soleil à travers leurs tricots!

 

 

Bergamotte

 

 

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1 juillet 2012 7 01 /07 /juillet /2012 22:10

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Vieillir... Elle avait toujours imaginé le pire. Les rides comme un gribouillage gâchant tout, comme une perte d'elle-même - de ce qui comptait.

 

Alors cet air malicieux plein de l'odeur de mer qui jouait sur sa peau la taquinait maintenant Petite idiote, tu vois bien tu es la même ... elle souriait à ses caresses.

 

Vieillir ça ne voulait rien dire. Elle sentait en elle comme une enfant réveillée par la chanson des vagues. Des cheveux sans couleur d'accord mais cette vibration ce bonheur d'être en vie si vivante encore face à la mer près de son amie... 

 

Elle n'avait jamais été si heureuse qu'en cet instant peut-être.

 

 

 

 

 

Cardamone

pour l'atelier d'écriture de Leilonna

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26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 12:47

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Lire un Legardinier me met dans tous mes états…Vous le savez…La dernière fois j’étais euphorique et emballée ! Cette fois-ci je suis larmoyante et emballée ! Ne vous méprenez pas…Il ne s’agit pas d’une bluette à tirer des larmes aux cœurs tendres…Non, sur la couverture c’est écrit thriller…Cependant, en le refermant je n’avais pas l’impression d’avoir côtoyer des détraqués psychopathes à l’esprit tordu, qui échafaudent des meurtres et crimes en séries avec la police sur leurs traces…Mais, la peur était bien encrée en moi. Ce que nous donne à voir Gilles Legardinier dans « Nous étions les hommes » c’est juste le reflet de notre société…La société d’une espèce : l’espèce humaine, avec tout ce qu’elle a de perversions, de calculs, de bassesses, et d’incongruité.

 

Tout part de la découverte de deux chercheurs qui étudient ce moment tragique où les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer basculent dans ce vide qui les coupe de notre réalité…Moment irréversible où la part d’humanité en eux s’éteint comme une flamme sur laquelle on soufflerait. En étudiant les taux d’acides aminés, et les taux d’hormones et en les croisant avec des données à l’échelle de la planète, Scott et Jenni découvrent que ce qui distingue et entraîne le basculement des malades d’Alzheimer, est une donnée commune à des milliers de personnes, âges et provenances confondus. Ces dernières n’ont cependant pas été alertées sur cette particularité, et surtout, sont toutes soit décédées de morts violentes ou en commettant des crimes qualifiés soudains, inexpliqués et fous. Les hommes qui craignent le réchauffement de la planète, les guerres… sont touchés par un fléau qui risque de les faire tous disparaître : eux mêmes. Les deux chercheurs vont attirer les requins, et s’en suit une aventure pleine de courses poursuites et de suspens, mais pas seulement. En effet tous les autres personnages qui croiseront leur route seront comme autant de clefs pour la lecture de notre monde.

 

 On ne sort indemne de cette lecture que si l’on se contente d’en apprécier l’aspect fiction. Lorsque l’on tourne le prisme de cette histoire vers notre vie de tous les jours…que l’on voit la folie qui s’empare de plus en plus souvent des humains : du cannibal, en passant par le vieux poseur de bombes, ou les tueurs fous…Alors on ne peut que se dire que oui, il nous faut prendre garde, il nous faut préserver ce qui fait l’essence même de l’Homme : sa capacité à penser, à rationnaliser, voir même à fixer limites et tabous…Car si la stigmatisation est un crime, la banalisation peut-elle aussi en devenir un. Oui nous devons prendre garde, et soigner notre particularité : cette capacité qu’on les Hommes d’éprouver de l’empathie, de l’amour, du lien avec l’autre. Tout l’argent du monde mis en tas ne donnera jamais une équation chaude de vie…Tout juste une impression de posséder mais jamais d’être liés. Lisez et pensez ! sera mon conseil du jour donc. A bon entendeur…

 

 

Bergamotte

 

Challenge Douce France d'Evy

 

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25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 21:41

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 Un morceau pour cette fête de la musique Leiloona?

 

Mmm... d'un point de vue purement musical, rien de mémorable. Mais j'étais avec des amis et la soirée fut bonne. 

 

Alors, en hommage bien sûr à ma chère Bergamotte, et à toutes les amitiés qui prennent le quart au moindre coup de Trafalgar

 


 
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24 juin 2012 7 24 /06 /juin /2012 22:05

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Ah le premier baiser

Quand les souvenirs s'en mêlent

Ca nous empêchera pas de crever

Mais c'est bon quand même

 

C'était bon quand même 

La prime jeunesse

Les jolis je t'aime

La si belle ivresse

 

C'est main dans la main

Ca je m'en souviens

J'étais pas peu fière

Je croyais lui plaire

 

Et les premières larmes

Dis tu t'en souviens

Et les premières larmes

Pour ce pauvre crétin

 

Les premiers baisers

Ca me casse les pieds

Les souvenirs m'agacent

La vie est une garce

 

 

Cardamone

pour l'atelier d'écriture de Leiloona

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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 09:22

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Parfois le temps joue des tours...Il peut en naître des miracles...des petits bijoux...Chamfort est de retour et il a invité dans sa boîte à musique tout un tas de belles princesses....Elles se nomment Capucine, Alizée, Camélia, Vanessa,Inna...des voix graves, des voix fluettes, des sons remixés....Des syncopes, des choeurs d'anges...que dire sinon "chut! écoute! encore!". L'expèrience du routard chanteur à la voix voluptueuse, alliée à la fraîcheur de certaines débutantes c'est une tresse insolite, et les vieux morceaux qui semblaient nous avoir tout dit renaissent de leurs sillons...Finalement au lieu de me faire pleurer ce melting pot de chansons me laisse une urgence au coeur, un refrain dans la tête, l'envie de respirer avant de me mettre à tourner sur moi même le nez au vent, les yeux fermés! Allez Rendez-vous au paradis, si la fièvre dans le sang ne nous perd pas comme le Manureva sur l'océan de la vie!

 

 

Craquez pour " Elles & Lui" d'Alain Chamfort déjà dans vos bacs!

 

 

Bergamotte

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11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 18:34

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Des fleurs pour ceux qui ont porté tant d'espoir...Des mois  de pressions, de lutte, de communion, d'écoute, d'échange, d'émulation...Des fleurs qui me l'ont dit : à vivre sans racine on finit par crever...oui, ne pas l'oublier nos racines c'est l'humain, la fraternité, l'espoir, le respect, la tolérance, l'amour, la vie...

 

 

 

 

 

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En aucun cas la vie n'a l'éclat pourri de la stigmatisation, de la démagogie, de la haine...Non les flots marines ne me font pas rêver, oui ton regard Marine me donne envie de pleurer...Pleurer sur ces hommes qui ne cesseront donc jamais d'être des bêtes de somme? qui malgré les leçons encore fraîches à nos coeurs se jettent sur les urnes pour te donner leurs voix...

 

 

 

Mais des fleurs pour ceux qui tissent des liens pour résister aux tiens...Des fleurs pour l'homme digne que l'on poursuit partout, que je trouve si digne!

 

 

 

Merci M. Melenchon, et merci tous les autres!

 

 

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Bergamotte


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11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 06:48

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Bien sûr ce n'était pas comme ça qu'elle avait vu les choses. Elle souriait en y repensant... Elle les avait comme imaginés toujours bien droits entiers purs bien à l'abri des coups du sort et surtout de l'usure du temps qui mine, qui ruine seconde après seconde si sournoisement qu'on ne s'en rend même pas compte, on se trahit si furtivement subrepticement - oh seulement quand on a le dos tourné - Il est beaucoup trop tard quand le reflet flatteur trompeur s'efface quand on entrevoit un jour dans les yeux des autres ce qu'on est devenu

 

- une vieille femme passée, un couple défraîchi par les averses de la vie

 

C'était si différent oui et en même temps si la pluie la mouillait si les songes sonnaient creux il se tenait toujours à ses côtés. Et c'était bon. Et la pluie, c'était quand même assez joli. Vus de l'extérieur, ils avaient quelque chose d'un peu rassis mais pour qui savait voir il y avait du merveilleux dans leur amour un peu branlant un peu terni mais survivant. Elle sourit en voyant leur reflet - bien droits, entiers, comme purifiés par l'eau qui tombait.

 

 

Cardamone

pour l'atelier d'écriture de Leiloona

 

 

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4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 07:02

 

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Incompétent... Un boulet pour l'entreprise... Trop vieux... Inapte... Les mots tournaient en boucle dans sa tête. Il manquait d'air, suffoquait... S'asseoir. Si la Seine pouvait charrier tout ça vers la mer... Ailleurs. Partir. Se laisser porter... jeter ses souffrances à l'eau   les voir s'enfoncer  disparaître.  Lui avec.  Pas moyen de faire autrement   De décoller la douleur de sa peau     Plus de place ici.

 

C'était vrai d'ailleurs  depuis la mort d'Arlette la vie n'avait plus trop de saveur... Il allait au taf comme un automate - faisait le minimum. Surtout ces derniers temps... Son ancien chef avait encore une tête d'être humain ça aidait. Et puis Marie l'avait soutenu écouté -c'était comme des béquilles, ça redonnait un petit peu de coeur à l'ouvrage. Mais elle avait été mise en retraite. Et le pire ensuite, le départ de M. Lamelin, l'arrivée de Mme Daubeau. Les choses avaient vite tourné à l'enfer. A quoi bon continuer? Plus rien de supportable ne l'attendait. Autant se laisser couler...

 

L'eau l'attirait. Il se leva, c'était beau ces reflets, ces lumières qui jouaient au tableau. Il pensa à Ophélie   c'était qui le peintre   il l'avait sur le bout de la langue

Mais cette voix stridente   sur la péniche    il l'aurait reconnue entre toutes      elle résonnait dans ses cauchemars    s'engouffrait dans sa tête à la faire exploser    ce rire    elle avait bu sans doute      heureuse sans doute de le voir si prêt de l'eau si prêt d'en finir  - débarrassée de ce poids mort de ce boulet  - lui faire ce plaisir?   Peut-être y avait-il une autre solution

 

"Exquise cette soirée fut exquise. Merci encore."

 

Elle s'éloigna de la péniche, titubant un peu. L'air lui ferait du bien. Attirée par la Seine, si belle en ses reflets de lumière, elle s'approcha, tout au bord de l'eau qui s'en allait vers la mer, montant par jeu sur le rebord.

Elle n'avait pas vu, tout près d'elle, un homme qui la regardait avec des yeux brillants, un peu fous.

 

 

 

Cardamone

 

 

 

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                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                          C'est Leiloona qui propose la photo pour qu'on y mette nos mots                                                                                                                                                                                          

 

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2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 12:48

 

SAM 1665 

Demain c’est Dimanche…Demain on va fêter les mères…Je ne peux pas m’empêcher d’avoir un pincement au cœur…Je ne peux pas m’empêcher d’être emplie de mélancolie…Qu’est-ce qui fait de la femme une mère ? l’enfantement ? les soins prodigués à un enfant ? le sien ? n’importe lequel ?Si je m’en tiens aux citations, une mère est douceur, une mère est prévention, une mère est affection, une mère est sacrifice…Vraiment ?

 

En vrai c’est quoi une mère ? ça commence quand être une mère ? en vrai c’est qui une mère ?

 

C’est celle qui marche à pas comptés, penchée, pour qu’il ne tombe pas, à côté de son petit ?

C’est celle qu’on marie à 13 ans ? C’est celle qui assise sur le bord du petit bassin regarde s’ébattre ses cannetons ? C’est celle qu’on excise à 2 mois ? C’est celle qui lisse les draps du plat de la main et rabat la couverture d’un lit ? C’est celle qu’on voile de la tête aux pieds car elle n’est que tentations ? c’est celle qui étend du linge sur une ligne tendue d’un mur à l’autre de son balcon ? C’est celle qu’on jette sur un tas d’ordures car elle est née fille ? c’est celle qui étale le fumier sur les pare-terres de la commune ? C’est celle qui cueille à la main depuis des générations des fleurs de thé qui s’épanouiront dans la tasse finement dorée d’une reine mère ? C’est celle qui recueillera sur un matelas défoncé à l’arrière d’une camionnette pourrie les fluides et les larmes d’un homme-enfant  pour de l’argent? C’est celle qui apprend à lire quand d’autres écrivent des livres ? C’est celle qui défilera sur un podium pour gagner sa petite couronne de miss ? C’est celle qui berce en pleine nuit la masse de cheveux fiévreuse ? C’est celle qui à 50 ans en paraîtra 20 et assurera le show à la minute prêt ? C’est celle qui entend pour la première fois les battements du cœur de son enfant ? C’est celle qui à 11 ans en paraîtra 25 et assurera sur le papier glacé des magazines ? C’est celle qui balaye l’arrière cours avant que ceux qui y marcheront n’ouvrent les yeux ? C’est celle qui aura le plus gros dossier sous le bras et qui fera bosser une autre de 70 ans pour garder jusqu’à 18 ans les gosses à sa place pendant qu’elle fera carrière ? C’est celle qui laisse rouler au creux de ses seins une goûte de Chanel ? C’est celle qui tapera sur la chair de sa chair et martyrisera, et anéantira, et brimera ses gosses jusqu’à plus de forces ? C’est celle qui pleure en caressant la photo d’un sourire qui ne fait plus de bruits ? C’est celle qui ira dans l’espace ? C’est celle qui marche anonyme dans le parc, l’œil en larmes devant le bac à sable, la main sur son ventre sec ? C’est celle qui dit « qui êtes-vous Monsieur ? » à son fils qu’Alzheimer aura effacé de sa mémoire ? C’est celle qui pause son fer à repasser pour regarder dehors ? C’est celle qui dit « et puis zut ! »  en laissant le Bazard régner ? C’est celle qui attend sur une chaise bancale de voir un gendarme qui remettra à son fils du savon et un tee-shirt propre quand il est en garde à vue ?C’est celle qui dit « chuuutttt !!!! » quand elle a presque finit sa page et que sa fille l’appelle ? C’est celle qui rentre se coucher quand les autres partent travailler dans les bureaux qu’elle vient de finir de nettoyer ? C’est celle qui n’entend pas le réveil et qui sera honteuse devant le maître d’école pour excuser son fils ? C’est celle qui entend toute la journée le bip de la caisse où passent des clients plus pressés que polis ? C’est celle qui est représentante des parents d’élèves ? C’est celle qui regarde « secret story » en donnant le sein à son troisième ? C’est celle qui tient la permanence du planning familiale ? C’est celle qui donne un cours à la FAC à Clermont ?C’est celle qui se brûle en goûtant les raviolis pour midi ? C’est celle qui tombe à genoux dans les toilettes du collège écrasant dans son poing d’enfant le test de grossesse positif ? C’est celle qui lave une grand-mère du mieux qu’elle peut dans un service de gériatrie ? C’est celle qui n’a plus la force de protester quand d’autres mains font la toilette à son intimité ?C’est celle qui admire une photo noir et blanc dans une galerie aux States une coupe pétillante dans la paume de sa main ? C’est celle qui n’aura plus de rendez-vous chez le gynéco parce quelle a oublié son rendez-vous annuel ? C’est celle qui le lui dira d’un ton las comme à une arriérée ?C’est celle qui brode dans un jardin au calme, en se piquant les doigts ?C’est celle qui signe la lettre de refus d’aménagement horaires suite à une première maternité ?C’est celle qui enregistre un disque dans un studio branché ?C’est celle qui consolera l’inquiète qui regrette la gifle à son ados ?C’est celle qui referme la trappe du char d’assaut qui démarre vers la guerre ?C’est celle qui hésite sur une coupe, une matière, et des trames fleuries ? C’est celle qui vaccinera dans un vieux dispensaire indien un vieux moitié aveugle tout à fait édenté ? C’est celle qui ira voir avec sa copine un film en laissant les gosses au papa ? C’est celle qui lèvera dans la lumière une éprouvette pleine de questions ? C’est celle qui emmènera  aux toilettes des mômes qui ne sont pas les siens ? C’est celle qui fulmine, contre ce dernier là ! qui traîne et qui l’empêche de fermer boutique et  d’aller chercher la p’tite ? C’est celle dont le sac de courses craqué n’en finit pas de se répandre sur le parvis embêtant les passants ? C’est celle qui regarde fixement le mur blanc dans son lit internée ?C’est celle dont le sourire est comme un fruit qu’on croque et redonne courage ?C’est celle qui pianote sur son clavier ? celle a qui on raccroche au nez ? celle qu’on use d’insultes ? Celle qu’on couvre de baisers ? de bijoux ? d’un rien…

 

Une mère c’est rien que la vie alors ?…..SAM_1670.JPG

 

 Bergamotte

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