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18 mai 2013 6 18 /05 /mai /2013 22:29
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Oui, juste ce petit mot Merci...
à tous pour vos NON!!!!!
Grace à vous maintenant je peux dire que :
"moi aussi j'ai des fées chez moi!!!"
 
 
Bergamotte
 
 
 
 
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17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 09:40

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Comme ça c'est dit...

 

Aujourd'hui jai entendu des trucs qui m'ont retourné l'estomac..."Oh! mais on entend parler que de ça!" "c'est le truc à la mode" "ce qu'ils font avec leurs c... ça me regarde pas!" Mais si ça te regarde, bien sûre que ça te regarde parceque si ça s'arrêtait à une histoire de c... on n'en parlerait plus depuis longtemps! à la rigueur on aurait fait un film comme pour DSK, ou des reportages avec des photos floues dans voilà et Glourps...

 

Non réveillez-vous! c'est plus que ça! L'homophobie, le racisme, l'indifférence, la violence, le fanatisme...Même combat...Derrière tous ces mots se cache une seule même chose la haine dans ce qu'elle a de plus vil et de plus bas!

 

Et moi j'en ai marre du règne de la haine, pas parceque c'est à la mode, pas parceque c'est une histoire de c...mais parceque la haine elle m'a presque tuée, parceque la haine m'a mis des baffes depuis l'âge de six, sept ans...et qu'à 38 ans je pouvais plus m'assoire parcequ'elle m'avait balancé d'un bout à l'autre de la pièce sous le regard d'un gosse de six ans! Je ne veux pas qu'une autre femme vive ça, ni un autre enfant! Aussi je dis NON!

 

Et si il n' y avait que moi, mais non ! comme disent les bien pensant : "tout le monde a ses petits soucis!" Et bien vous savez quoi!? ça me console pas de savoir que nous sommes des milliers en but à cette haine sous toutes ses formes...Je pourrais éteindre la télé si je ne supporte pas la violence de ce quotidien absurde, ne plus lire les journaux, et ne pas écouter la radio...en somme me couper du monde pour évoluer pépère dans une bulle rose chewing-gum...Et bien je dis NON!

 

Y'a pas eu assez de femmes et d'enfants  fauchés dans leur innocence? y'a pas eu assez d'esclaves rendant l'âme au fond d'une câle loin de leurs horizons? y'a pas eu assez de triangles roses envoyés en camps pour ne jamais en revenir? Y'a pas eu assez de jeunes hommes et de jeunes femmes humiliés parcequ'ils ont affiché leurs différences au grand jour?C'est ça hein, il en faut encore et encore, des montagnes et des montagnes pour essayer d'atteindre en stupidité la hauteur du Mont Connerie...

 

Et ce qui serait chouette en plus c'est que tous ces gens là souffrent, se cachent, crèvent de honte en silence??? Je ne suis pas d'accord, Aussi je dis NON! NON!NON!

 

Non au silence, Non à l'indifférence, Non à la facilité de faire comme si je ne mangeais pas de ce pain là et que donc cela ne me regardait pas...Aujourd'hui ce sont ces personnes qui souffrent...Demain c'est sûre ce sera vous, et vous serez heureux que quelqu'un joigne sa voix à la vôtre pour dire NON...

 

 

 

Merci pour cet article de ne mettre qu'un mot en commentaire si vous êtes d'accord : "NON".

 

 

 

Bergamotte (la colèrique)

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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 14:13

 

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Le réveil avait sonné clair et fort. Que déjà elle se sentait faible et fatigué. Sa tête retombait sur l’oreiller d’où émanait la douce chaleur de sa nuit. Ses paupières restaient obstinément fermées et insensibles aux influx nerveux que tentait de lui transmettre son cerveau. Je viens à peine de me coucher, ce fichu réveil délire…se dit-elle en faisant remonter son drap blanc sur son épaule, et en se tournant vers le sommeil. Ce dernier lui ouvrit grand les bras et l’enlaça derechef… Le réveil sonna haut, clair et fort pour la quatrième fois, ses paupières se déchirèrent sur ses yeux larmoyants…il fallait se lever.

 

 L’eau coula agressive de fraîcheur et de vivacité sur ses épaules et ruissela  en couronne autour de son front appuyé contre le carrelage de la douche. Elle s’en extirpa mollement en sentant l’odeur du café s’insinuer dans la salle de bain. Elle but sans conviction le breuvage noir  et serré qui devait lui donner l’impulsion pour se jeter dans sa journée. Elle fixait sans le voir le calendrier défraîchi et en retard d’un mois, punaisé en face d’elle. Elle détrempa sa biscotte qui en sortant de sa tasse s’effondra aussitôt, en un éboulis pâteux. Dépitée et contrariée, elle laissa là ce simulacre de petit déjeuner, attrapa ses sacs et claqua la porte plus fort que pouvait le supporter sa tête embrumée.

 

Dehors, le monde s’agitait…pour qui, pour quoi, lui seul semblait le savoir. En tous cas elle se sentait toujours aussi étrangère à cette vie ce matin…Elle se mit cependant en route, bousculée, repoussée, agacée, happée…posée sur un coin de banquette de tram, délavée, avec pour parfum d’ambiance celui fort mélangé qui caractérise les masses humaines au petit matin. Parfum synthétique qui veut sentir très bon et qui prend le cœur et la gorge plus qu’il n’ honore ceux qui le portent, et ceux qui le sentent. Une petite demi-heure de ce traitement et elle débouchait sur l’esplanade en face de son travail.

 

Saluer tout le monde et répondre que oui ça allait et penser en soit même, non, j’ai encore envie de dormir…Mais n’en rien laisser paraître et étendre un large sourire sur son visage un peu froissé. Aller se réfugier derrière les panneaux salvateurs qui l’isolaient un tant soit peu de ses collègues si épanouis qu’ils en semblaient suspects. Qu’est-ce qu’il s’injectaient pour être si…vifs ?Elle quitta à regrets son blouson, et l’accrocha sans conviction au coin d’une des cloisons de fortune. Sa hanche frôla une pile de dossiers et cette caresse suffit à faire glisser en cascade, pèle mêle  sur la vieille moquette orange, tous les rapports dont dépendait la marche de l’univers et dont l’analyse lui incombait…Elle passa la matinée à tout reclasser…Sa nuque était douloureuse, et les tasses de café noir se succédaient à un rythme régulier aux abords de ses lèvres. La tête dans les mains, elle entreprit ensuite de se concentrer sur le contenu des dossiers. A l’abri de ses doigts, elle ferma quelques secondes ses yeux…puis sursauta lorsqu’une liasse de courrier atterrit dans un claquement sec, sur le haut de son ordinateur. Elle avait semble-t-il légèrement sombré. Le rire de pouliche de sa voisine de bureau la fit frissonner…Oh ! vivement ce soir…l’heure de dormir…le silence douillet de sa chambre, et la lumière douce de sa lampe de chevet…Plus ces néons implacables qui vous rincent de leur faisceaux verdâtres…plus ces talons qui claquent, ces rires qui explosent on ne sait ni pour qui, ni pourquoi…plus ces sonneries infernales de téléphones qui désespèrent qu’on les achève en décrochant le combiné…Juste elle et le silence.

 

Elle renonça à la pause déjeuner, elle avait l’estomac noué par la caféine, et ne se sentait pas la force de s’immerger dans l’océan des bavardages multiples et croisés…Rester assise et attendre que ça passe. Elle s’étira autant qu’elle put, puis fit rouler ses épaules crispées…Elle renversa sa tête lourde sur le dossier de sa chaise, en se tassant sur elle même. Elle s’accorda une petite pause de rien du tout, qui dura plus que prévu puisque le bruit d’une conversation la tira de sa somnolence. Il était déjà temps de s’y remettre. L’après-midi s’allongea comme un élastique au dessus du vide et elle y évolua tel un funambule épuisé qui craint la chute. Chaque geste lui coûtait, et l’éveil la cuisait comme une volaille sèche…Ses os lui rappelaient qu’elle était faible chair. Taper sur son clavier était une torture, les lettres dansaient devant ses yeux douloureux.

 

Et puis ce fut l’heure qu’elle appelait de tous ses vœux. Enfiler son blouson, saluer brièvement et courir sous la pluie jusqu’à l’arrêt du tram. Monter, se tasser, respirer par petites goulées mesurées, pour ne pas étouffer dans l’atmosphère sale et moite des mille manteaux mouillés de pluie et de pollution. Renaître au prochain arrêt. Et de nouveau prendre son temps. Tant pis pour la pluie, se laisser déplier par le frais vent du soir sur le petit bout de chemin du retour. Un petit tour par la boulangerie, grignoter un morceau de quiche pour en finir avec les cérémonies du quotidien. Et puis introduire le cœur battant la clef dans la serrure. Une chaussure, plus loin l’autre, et là son blouson, et gisant sur une chaise le reste de ses affaires…Ce furent les retrouvailles enfiévrées avec sa couche en désordre. Puis, une fois au creux de son nid de draps, enlaçant, langoureuse, un oreiller moelleux, elle soupira longuement d’aise…Tout en elle se relâchait…Et dormir…

 

Mais…Oh ! ça ne marchait pas !…ses yeux s’écarquillèrent d’effarement, et la pensée s’imposa  à elle, tandis qu’un millier d’autres envahissaient son esprit : elle n’avait plus sommeil.  

 

 

 

 

 

Bergamotte (la marmotte)

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 20:18

 

Josef Sudek

 

 

Comme un chuchotis chanté

charme recouvert par le tintamarre

de nos grincements de dents

parfois tu l'entends dis

tu me dis marre j'en ai marre

tant pis fini de danser

je me prends les pieds

dans le tapis -

je reste à terre

 

Mais toujours ça reprend

j'attends

 

tu restes amer

je laisse couler

ça va passer

j'attends mon chuchotis chanté

je le sens ça s'élève

ça va monter tout enchanter

notre lilas ça refleurit

et sur tes lèvres ça resourit

 

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 15:47

 

 

 

 

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Il était dit que ces quelques mois de repos et d’inactivité cérébrale étaient faits pour me préparer à réagir pleinement à la lecture d’un Livre, que dis-je, d’une œuvre, quoi de plus…Une gifle littéraire monumentale, telle qu’une fois reçue si vous avez compris le message, vous continuez de vibrer… Comme d’habitude oh ! le joli petit livre vert avec des amoureux qui s’embrassent, s’enlacent, à pleine couverture…Voilà qui me semble guilleret et attractif !!!121 pages, un petit cupcake littéraire ! idéal pour passer une soirée « fille-seule-qui-lit ». Et « paf ! » la fille seule qui lit. Dés les premières pages elle sent qu’elle ne va faire que passer, elle voudrait pas déranger, ils ont l’air bien occupés et en plus ils sont tout nus, et ne font pas que jouer au scrabble…Et puis bon allez, quelques lignes coquines de temps à autres, c’est rien que du naturel, cessons de jouer les mijaurées, et puis si « un jour mon prince viendra » qui sait ça lui donnera peut-être des idées…Alors elle reste, elle va pas en mourir…Rien de moins sûre… Le livre porte bien son titre : « c’est fou une fille… »Et je vous assure que j’étais loin d’avoir envie de titiller ma fibre féministe qui ne s’avoue pas. Je voulais juste lire, me faire plaisir. Cette histoire est une histoire d’amour au sens que l’on donne aujourd’hui à l’amour. Comment ça qu’est-ce que j’entends par là…Vous ne regardez jamais les infos sur certaines chaînes ? Dommage elles sont sponsorisées par les nouvelles technologies de l’amour…Vous n’avez jamais gloussé devant la publicité adopte un garçon.com…Vous n’avez jamais envié ces libertins épanouis le torse glabre et luisant, la dent de prédateur blanchit (tellement qu’on dirait que c’est à la chaux ???) qui vous ventent les délices des multi-expériences sensorielles sans fin et en meutes??? Vous n’êtes alors pas modernes…Vous pensez encore que le mot amour a besoin de plus qu’un monde d’attractions mutuelles, de plus qu’une paire de seins et qu’une taille de Barbie, de plus qu’un cachet bleu qui vous transforme en bête de …, de plus qu’un minishort insolent soulignant le rebondi d’un arrière train bronzé, de plus qu’une étreinte furtive dans un coin sombre…Vous n’êtes pas dans l’air du temps. Vous êtes de celles ou ceux qui pleurent quand une histoire s’achève. Vous n’avez pas rendez-vous ce soir avec une telle, demain avec un tel et en fin de journée avec elle aussi. Lorsque vous regardez la personne que vous aimez, vous la respectez, vous avez envie de lui faire du bien, d’être agréable, et vice et versa…Si c’est le cas…Lisez cet ouvrage, et si ce n’est pas le cas lisez le aussi…Tout le monde y trouvera son souffle coupé, sa phrase qui vise juste, sa peine qui fait écho, son histoire qui fracasse…Si parfois le style minimaliste de l’auteur peut surprendre, il reste que l’on comprends très vite que ces petits bouts de phrases, ces mots qui se suivent et se bousculent, sont là pour traduire, l’urgence, la violence, la fougue du cri d’une âme blessée, ou peut-être de deux… Allez lisez Milord !!!

 

« Elle est sourde…muette…aveugle…cette chose-là, elle est dans le noir…Elle sait rien, elle comprend rien, mais comment, elle sent, je te dis pas…Elle est plus sensible, plus sensitive, plus émotive, plus vite troublée qu’une falque d’eau douce…Elle est archi-peureuse, archi-sauvage, archi-impressionnante, archi-fragile… »

 

« Elles n’ont pas dit qu’un amour qui passe comme passe la saison du rut et qui tourne comme tourne le vent n’était pas de l’amour ! » « Elles n’ont pas dit…qu’on ne touchait pas…impunément…à une femme…On ne touche pas…On ne touche pas à une femme…impunément… »

 

 

 

 

Bonne découverte...

 

 

Bergamotte

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Published by bergamotte et cardamone - dans Littérature
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11 mai 2013 6 11 /05 /mai /2013 22:11

http://www.bricabook.fr/wp-content/uploads/2013/05/tea-time.jpg

© Romaric Cazaux

 

 

J'ai marché si longtemps

si longtemps

vers toi

frémissant de mes rêves

une fleur de chant aux lèvres

au parfum de mon choix

j'ai marché j'ai dansé

si longtemps

pour toi

 

Tout ça pourquoi

 

avaler de l'eau chaude

à 5h tous les jours

et pendant 50 ans

oh ce n'est pas glamour

le même disque rayé

de tes mots ébréchés

 

Dis-moi pourquoi

 

le goût de bergamote

de ton obstination

tu le sais mon amour

tu sifflottes

c'est si bon

un gateau un peu lourd

une lourdeur qui radote

oh j'aimerais pour toujours

que ne vienne pas le tour

du thé qui refroidit

loin de toi mon chéri

 

Resserre-moi

 

 

 

Cardamone

pour l'atelier d'écriture de Leiloona

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7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 22:10

http://www.liliroze.com/Images/lentre-deux/15.jpg

Liliroze

 

 

Comme un pétale de fleur  enfin libre

le papillon s'envola

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5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 20:56

                         

Leiloona

 

 

 

Bellabus se leva avec une drôle de sensation ce jour-là. Pas vraiment agréable. Mais au moins une sensation intéressante. Ca faisait longtemps qu'il n'y avait pas eu quelque chose d'intéressant dans sa vie. Et voilà que lui venaient de drôles d'idées. Il avait oublié de prendre ses pilules bleues la veille avant de se coucher - comment était-ce possible? Ca faisait vingt-sept ans qu'il avalait scrupuleusement les pilules réglementaires sans se poser de questions. Et ce n'était pas aujourd'hui qu'il allait arrêter. Ce serait une erreur impardonnable, il le savait bien.

Il posa ses deux pilules grises du matin sur la tablette métallique. Il les observa pensivement, les mit dans la paume de sa main, les reposa. Que se passerait-il s'il arrêtait de les prendre? Deviendrait-il un de ces marginaux irresponsables, aux idées si tordues qu'on était obligé de les enfermer?

Sa vie était si plate. Enfermé, il avait déjà l'impression de l'être. Pouvait-on rêver mieux ou s'agissait-il pour réussir sa vie, comme le stipulait l'article 3 de la Constitution, de savoir se contenter de ce qu'on avait? Il allait sortir, prendre l'air, marcher un peu sans aller nul part - il n'avait jamais fait ça - juste marcher, peut-être que ses idées seraient plus claires après, se remettraient en place, sagement. Marcher dans la zone autorisée, même sans but, ça ne pouvait pas faire de mal.

 

Evidemment, c'était étrange. Les passants ne semblaient pas le voir. C'était la première fois qu'il les regardait, la première fois qu'il était troublé par leur silhouette raide et terne, leurs yeux vides. Un vieil homme pourtant croisa son regard, s'approcha et murmura à son oreille "On voit un peu de vie dans vos yeux - dans votre façon de marcher aussi. Vous n'avez pas pris vos pilules n'est-ce pas?"

Bellabus recula, regarda autour de lui. Il était fou d'avoir fait ça. Trop tard pour regretter. Le vieil homme semblait seul, il n'avait rien d'un Surveilleur. Il parlait avec une douceur incongrue.

"Vous n'ignorez pas je suppose qu'il y a des caméras dans chaque rue ici. Il est impossible que vous n'ayez pas été repéré. Suivez-moi. Vite."

 Bellabus sans réfléchir le suivit. L'homme le poussa dans un véhicule interdit. Le démarrage de ces engins était insupportable pour qui avait toujours vécu une vie aseptisée. Il s'évanouit.

 

Lorsqu'il reprit conscience, de grands yeux verts le fixaient attentivement. Un regard, un vrai, posé sur vous, ça fait un drôle d'effet lorsqu'on n'a jamais connu ça. Les cheveux de la jeune femme n'étaient pas attachés, et Bellabus n'aurait jamais cru que c'était si beau, des cheveux. Mais le plus étrange, le plus nouveau, c'était en lui, ces vagues de sensations violentes et douces qui applatissaient tout. Un chaos d'émotions qu'il savait être interdites, toxiques. Lui qui n'avait jamais rêvé, il eut l'impression que son rêve le plus fou était devenu réalité.

 

 

Cardamone

pour l'atelier d'écriture de Leiloona

 

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4 mai 2013 6 04 /05 /mai /2013 11:33

 

 

Ne me demandez pas pourquoi je vais voir une pièce de théâtre intitulée " Dracula" alors que je suis une trouillarde née...

Ne me demandez pas pourquoi je vais SEULE voir cette pièce de théâtre, à la scéance de 20H30, sachant que la représentation se terminera à 23H00, heure voisine de minuit la fameuse......Heure du crime!!!!! Non ne me demandez pas... Mais sachez, que je l'ai fait...On pourrai passer tout l'article sur ma bravoure et mon courage, mais je n'y tiens pas...

 

Je tiens à dire merci à ces  actrices et acteurs, et à leurs metteurs en scènes Mélanie Fontaine et Luc Bouchery : tous jeunes, méritant(e)s...Et pourtant, la valeur n'attendant point le nombre des années, tous tellement bons! On nous en fait des caisses et des caisses pour des comédie musicales, des adaptations cinématographiques, des projets à 100 millions d'euros la secondes....Et eux, rien qu'avec leurs voix, leurs gestes, leurs tripes, leurs lectures bien personnelles de l'oeuvre de Bram Stocker...Eux ils m'ont fait vibrer!!!!

A la question "Alors Bergamotte on "kiffe" les vampires?" que vous ne manquerez pas de me pauser, je répondrai...euh! nan...les vampires ça mord, ça dort dans la terre, ça a deux grandes dents qui piquent, et vu que ça a l'air vieux comme le monde, c'est loin d'être frais, fashion, et feng-shui tout ça...Non par contre j'aime ce que l'imagination humaine fait des travers de l'humanité, j'aime quand l'ami Stocker mélange des faits historiques, avec des superstitions, des traditions de la nuit des temps, et tout en jouant sur les peurs universelles humaines, nous offre un miroir intemporel de notre vilainnie. J'aime quand Mélanie et Luc, faisant fi des risques encourus à lever le doigt juste après le premier de la classe, avancent et proposent de faire jouer Dracula par leur troupe dans son état le plus simple.J'ai ainsi pu vivre ma petite expérience exceptionnelle : celle de voir l'oeuvre de Bram en ce qu'elle devait être à l'origine, une pièce de théâtre.

 

C'est ce que je voulais, je l'avais dis,pour moi c'était aussi goûteux que de remanger avec les doigts une tomate détachée de son "arbre" dans le potager, à l'époque des fourchettes et des fast-food... C'était comme pauser ma tête sur l'épaule de ma Cardamone en lui disant :" je suis ton amie", à l'époque des tweets et autres pouces levés offert par Face et ces petits amis virtuels...

 

C'était tout ça à la fois cette représentation. J'ai adoré ce moment où, ils n'ont pas eu besoin de me jeter des seaux d'hémoglobine sur la tête pour que je crois que tel ou tel personnage était frappé à mort, ou mordu. J'ai admiré le visage de Julie Griffon lors d'une scéance d'hypnose, quand il devient totalement autre et prend les traits de Dracula. J'ai eu envie de rire lorsque Frédérique Eeckhout recevait les déclarations d'amour  de  Sylvain Brosset, Nicolas Archenault, et Benjamin Autran...J'ai dis "oh! non p....!" au moment précis où trois des "personnages" :jean-Philippe Pageau, Benoît Bardet, et Antonin tricot, ont effectué le même simple geste qui traduisait un gouffre de folie .J'ai apprécié de ne pas avoir une bande son omniprésente en vente à la sortie au prix incroyable de... J'ai eu peur quand Antonin Tricot questionnait jonhatan , sur ce qu'il pensait du silence, et que soudain j'ai réalisé que c'était à nous que Dracula parlait...

 

Oui voilà ma conclusion Dracula parlait, parle et parlera, et c'est cela qui doit nous faire vraiment peur.

Les canines de ce monstre ne sont rien à côté du mal que l'homme est capable de faire à l'homme. La soif de ce sanguinaire n'est rien à côté de  l'appétence et de la détermination aveugle, de jour comme de nuit, des hommes à combattre, étouffer, tirer parti des autres hommes, au nom d'intérêts personnels et  ne souffrant d'aucune marque d'empathie ou de réflexion. Les cris des loups de Dracula, sont  tellement semblables à ceux des meutes qui se rassemblent pour conspuer, railler, condamner, anéantir...Un instant je revois la grimace de Dracula devant la lumière du jour qui tombe sur lui et va l'anéantir...Je la trouve similaire aux grimaces des grands menteurs qui oeuvrent dans l'ombre, sous le couvert de titres honorifiques, on les dit "aux dents longues" vous ne trouvez pas cela "drôle"?

 

 

 

"Avec cette vision de Dracula, j'ai voulu m'écarter de l'image devenue trop romantique du vampire pour retrouver la force du monstre qu'il représente...j'ai voulu renouer avec le thème de la folie, très présent dans l'oeuvre originale, tout en apportant un dénouement inattendu, nouveau et original..."

 

Luc Bouchery

 

Orléans janv 2013 street art 019

 

 

Bergamotte  ( de trouille!)

 

 

 

P.S.: ils rejouent ce soir!!!!!!!!!

 

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3 mai 2013 5 03 /05 /mai /2013 13:22

 

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       Ne me demandez pas pourquoi je lis un livre qui fait peur alors que je suis une trouillarde née… Peut-être à cause de l’auteur ??? Sfar…Peut-être parce que les vampires qu’il me présentait jusqu’à présent étaient « mignons » dans le sens, gentils, pas trop mauvais… En tous cas je l’ai fais…Bref c’était les vacances, il faisait un temps pourri de chez pourri : pluie, froid, pas de lumière, pas de sourire, pluie, froid…L’éternel avait une couverture parme et dessus semblait s’envoler un homme chauve aux oreilles pointues…à l’arrière quelques mots bien sentis pour me donner envie d’ouvrir :

 

  «  les vampires , ça n’existe pas . La psychanalyse ça ne marche pas. On était faits pour se rencontrer. »

 

Et voilà votre Bergamotte qui entrouvre la porte qui lui est interdite…et qui déboule en pleine guerre, dans une contrée lointaine, au milieu de soldats plus ou moins lucides, et plus ou moins saouls. Là elle aurait dû fuir Bergamotte…Mais non, écervelée, telle l’héroïne d’un film d’horreur de série B, elle a continué. Tant pis pour elle…Elle suit le romantique Jonas, et soudain, ça éclate de partout : bombes, charge de la Cavalerie, tuerie, cadavres, charognards…puis silence, et naissance d’un vampire. Nous sommes loin des œillades de Pattinson, notre cher Edwards à l’écran…Ah ! Il est pas beau le vampire. C’est du vampire à l’ancienne, avec une petite tête chauve, un teint grisâtre, une dentition petite mais costaud…Non, l’ami Sfar ne nous apporte pas du joli-joli…enfin, presque, ce vampire il n’est pas beau du dehors, MAIS, du dedans il est tendre, amoureux, fidèle, et il a une bonne conscience…en plus il a des circonstances atténuantes, aggravantes…Roooh ! Bergamotte ne sait plus, Bergamotte s’y perd, elle s’éprend, elle s’attache, elle hurle d’horreur, elle minaude…En un mot comme en « sang »…(c’est pour le côté globule hic !) Bergamotte accroche et ne lâche pas son ouvrage. Non contente d’entrer dans l’histoire, elle file le long des couloirs du roman et ouvre, ouvre et ouvre encore les portes des longs corridors de la narration. Qu’à-t-elle aimé ? le côté évolutif de la chose…on ne devient pas vampire comme ça…le côté introspectif de l’argument : le vampire pense, il s’ennuie, trimbale son blues et ses chaussettes sales avec lui à travers les siècles. Il y a du Lewis dans l’écriture de Sfar…Son personnage ne tombe pas dans  le gouffre d’un rêve comme Alice. Cependant, il essaye de s’extirper du gouffre qu’est sa tombe sans fond, et d’échapper à sa nouvelle nature. Non se vampire ne devient pas végétarien, mais il essaye de s’anéantir tout seul, avec courage, et de nombreuses fois, mais en vain. Pauvre petit vampire moche…Il fait tant et si mal qu’il nous donne envie de rire, ce rire plus fort que nous qui nous dégringole de la commissure quand devant nous quelqu’un s’étale de tout son long…On ne voudrait pas, on ne devrait pas…mais voilà. Alors, lisez cette histoire d’épouvante hors-normes. Vous m’en direz des nouvelles ! Retenez ce titre : L'éternel de Joann Sfar .

 

« Et le vampire retira tous ses vêtements militaires, prit la bassine qui servait de lessiveuse, lava tout à grande eau. Il brossa également son manteau et ses bottes, puis fit même de la couture… »

 

 

« je suis encore sur terre pour Hiéléna, songea-t-il .C’est la seule explication.Je lui avais promis une vie satisfaisante, des enfants. Si on m’a redonné le souffle, c’est pour faire exister ce projet. L’idée d’un vampire père de famille ne le défrisait pas… »

 

 

1889%20-%20Ophelia%20(John%20William%20Waterhouse)

 

 

Bon week-end!

 

Bergamotte

 

 

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